C'est fini.
Pas de miracle. Défaite 2-1 face aux bafanas.
Oh evidemment les bleus ont joué à 10 pendant 1 heure, après l'expulsion ridicule de Gourcuff pour un geste qui valait un petit jaune.
Du coup c'etait foutu pour le miracle, et quasiment pour une vistoire pour l'honneur.
Pourtant c'est ce match que j'ai préféré.
Il y avait une envie pathétique certes, mais perceptible.
Et maintenant ?
Quelques remarques :
-D'abord, Domenech aura été incompétent jusqu'au bout.
Malouda, meilleur joueur français dela compèt, a marqué le seul but tricolore et ce n'est que justice. Il a été remplaçant deux matches sur trois, ce qui est une aberration.
Le pompon : il fait entrer Govou, qui a été nullissime pendant 5 matches, en comptant les rencontres de préparation.
-Il nous a fait une mise en scène pitoyable avant le match, se plaçant seul dans le rond central, personne d'autre sur la pelouse, sachant très bien que tous les photographes allaient immortaliser l'instant ô combien symbolique d'un homme seul, abandonné par tous...
Mais Raymond, tu as creusé toi même le trou dans lequel tu es tombé ! (et avec toi tout le foot français)
- Son dernier geste en tant que sélectionneur aura été de refuser de serrer la main à Carlos Alberto Pareira, son homologue ; même si celui-ci n'avait pas été d'une extrême élégance en déclarant après l'affaire de la main de Henry que la France s'était qualifiée en trichant et ne méritait pas d'être en Afsud...c'est une sortie lamentable.
- Cette coupe du monde aura été un fiasco dans ce qui est la base d'une équipe : le collectif.
Avant de parler de jeu, de tactique, de système, on bâtit un groupe, avec des mecs qui ont envie de jouer les uns pour les autres, cette envie qui donne la gniaque pour faire les 5 mètres qui font que ton pote va avoir une solution... pas des mecs qui font des efforts quand ils ont le ballon pour pouvoir briller et décrocher des contrats et des pubs, sachant que toute la planète foot et la planète tout court les regarde...
- Je plains les joueurs qui vienne de débarquer et pour qui porter le maillot bleu est un rêve. Eux se sont fait embarquer dans une aventure cauchemardesque, obligés de suivre une grève alors qu'ils n'avaient pas envie défendre Anelka...Ils ont du halluciner.
- Escalettes ne veut pas démissionner. C'est incroyable, et en même temps c'est lui qui avait conforté Domenech en 2008 alors...mais sa position est intenable.
- Laurent Blanc arrive dans un champ de mines.
Il lui faudra faire du ménage ou de la psychologie, voire les deux.
Mais au moins lui connait le foot. Ce n'est pas un gage de succès, et ne vous y trompez pas : on ne va pas regagner tout de suite, après un tel traumatisme.
Mais à long terme, c'est très prometteur.
- Un mot pour Thierry Henry , qui je sais ne fait pas l'unanimité sur sa personnalité.
Mais je l'estime pour sa connaissance du foot, son amour du jeu et une certaine idée du collectif, justement. Il était replaçant toute l'année à Barcelone et n'a rien dit, rien revendiqué. J'en connaît qui avec le quart de son palmarès auraient hurlé comme des putois dans la presse.
C'est fini pour lui. En eau de boudin. Jeté dans le dernier match sur la pelouse comme "hommage" à un ancien combattant on a l'impression.
Il a fermé sa gueule, mais attention : quand il parlera, ça fera mal. Et il va le faire.
Bravo à lui pour sa carrière. Immense respect.
4 coupes du monde, champion d'Angleterre, champion d'Espagne, Ligue des champions, champion d'Europe, du monde, record de buts en bleu (51)...
Chapeau l'artiste.
22 juin 2010
21 juin 2010
Les guignols, les vrais. saison 6.
La honte.
Rien ne nous sera épargné.
aucune de toutes les sonnettes d'alarme, tirées par les plus célèbres consultants ou les plus modestes blogs comme ici n'aura eu d'effet.
Le foot français est la risée de la planète, peut être même l'image de la France qui n'était pas bien folichonne.
Je ne peux plus défendre ces gens ni ce sport dont on me parle si souvent en termes peu élogieux. J'en ai entendu des "on parle trop de foot", ou "ils sont pourris par le pognon".
Force est de constater que je n'ai plus d'arguments face à ceux qui me disent ça aujourd'hui.
Que la France rate sa coupe du monde, ça relevait du sportif, ça pouvait se digérer.
Mais voir des guignols se couvrir de ridicule et se donner en spectacle de cette façon, c'est pitoyable.
On va nous en parler longtemps.
Dans l'épisode précédent, Nicolas, qui dispute sa première (et dernière) coupe du monde, est mauvais pendant plusieurs matches. Raymond, qui est mauvais sélectionneur depuis plusieurs années, le laisse quand même sur le terrain. Lorsqu'il lui fait enfin une réflexion, Nicolas lui conseille un rapport anal et estime que la maman de Raymond est une collègue de Zahia, une des amies intimes des joueurs de l'équipe.
Le lendemain, l'affaire est dans les journaux, trop heureux d'avoir enfin de la matière sur cette équipe qui refuse tout contact, et s'enferme dans son hôtel******. Du coup, Nicolas est exclu. Ah, donc ils lisent la presse ? Je croyais que non ?
Mais l'essentiel est ailleurs : qui a balancé ? ouhhhhhhhh le vilain ; "il y a un traître parmi nous !" hurle Patrice, capitaine tiré au sort parmi ceux qui arrivent à aligner une phrase avec verbe + sujet + complément.
Oui, le vrai problème, c'est celui qui a parlé. En fait, personne ne se rend compte que tout le monde a parlé. Ceux qui ont raconté l'anecdote par téléphone à leur mac (pardon à leur agent), ou à l'une de leurs femmes, et ensuite, ça met 1min30 à arriver dans une rédaction.
Nicolas part à l'aéroport avec un casque, des lunettes de soleil Gucci, une capuche sur la tête un chewing-gum et un sourire grand comme ça.
Il s'en bat les couilles, Nicolas. ça se voyait remarquez.
Mais l'année prochaine, il aura encore son contrat à Chelsea de 6 ou 7 millions € net la saison.
Nicolas est un petit branleur.
A téléfoot, Franck prends la parole. Il dit "qu'il a honte pour les français qui z'aiment le foot". Dont acte. Les français ont honte pour lui.
L'après midi, à l'entraînement, Patrice, le capitaine et Robert, le prédarateur physique, sont à deux doigts de se foutre sur la gueule. Raymond les sépare. Les joueurs ne veulent pas s'entrainer.
Ça les fait chier. Faut courir. Pis Nicolas n'est plus là, c'est pas juste. Il a pas dit "sale fils de pute"en plus. Il a juste dit "fils de pute".
Robert jette son chronomètre. Pas grave. Un habitant des townships de le récupérera pour savoir combien de temps il reste avant qu'il puisse se payer un billet pour un match.
Les joueurs retournent dans le bus.
Assistant à la scène, Jean-Pierre ne fait rien. Rien du tout. C'est dommage. Il est quand même président de la fédération Jean Pierre. Mais comme il est presque sénile, comme ses collègues du bureau fédéral, il faut le pardonner.
Et puis il veut pas démissionner. Il ne voit pourquoi il le ferait. Il est président, merde.
Jean Louis, lui, pète un câble et se barre les larmes aux yeux, en disant qu'il démissionne. Bon, il est quand même directeur général de la fédé, ça la fout mal.
Patrice et ses copains écrivent une lettre. Enfin, on leur écrit une lettre, parce que y'a des mots compliqués comme "inhérent" dedans ; donc c'est pas écrit par des joueurs. Enfin, ceux qui sont d'accord.
Parce que il y en a bien qui veulent s'entraîner car il reste un match à jouer, et qu'il peut, on ne sait jamais, permettre à la France de se qualifier pour les 1/8è de finale. Et puis finalement, il l'a bien méritée son exclusion, Anelka.
Mais bon ceux là ferment leur gueule, parce que ceux qui ne veulent pas s'entraîner vont leur défoncer la tronche sinon.
Patrice le capitaine donne la lettre au responsable de la communication pour qu'il la lise aux journalistes. Mais lui la donne à Raymond.
Raymond, humilié, lit donc la lettre devant la presse. Une lettre qui dit que lui et les gens du staff peuvent aller se faire foutre avec leur entraînement.
Raymond il est au bout du rouleau. Il se rend compte qu'il est seul. Les joueurs ne le respectent pas. Les gens de la fédé lui ont mis Laurent Blanc dans les pattes, pour se dédouaner de l'avoir maintenu en poste après un Euro 2008 calamiteux.
Les journalistes le détestent. Au début il trouvait ça rigolo, mais maintenant ça lui pèse car, en plus, les politiques vont s'en mêler, eux qui retournent leur veste plus vite que Ronaldo fait un passement de jambe.
D'ailleurs, Nicolas a appelé Roselyne pour lui dire d'aller voir cette bande de voyous et de leur dire qu'il est pas content, Nicolas. Il déteste se faire chambrer par les autres chefs d'états sur l'équipe de France. Si ça continue il va ressortir le kärcher.
Et dire qu'il y en a encore pour croire à une qualification demain soir. "Au moins sortir la tête haute" qu'ils disent. Mais c'est foutu. Une défaite de plus demain soir ? C'est fort possible.
Pendant ce temps, Benjamin, Kevin et Aziz regardent leur aînés comme on regarde des stars.
Ils trouvent qu'ils "assurent grave" avec leurs super 4x4 et leur sapes trop mode.
Ils les voient bafouer le maillot bleu avec un coq et une étoile au-dessus. Eux aussi, ils veulent le porter un jour ce maillot.
Benjamin, Kevin et Aziz ont 12 ans, et vont à l'école du foot de leur quartier.
Leurs éducateurs sont bien dans la merde.
Rien ne nous sera épargné.
aucune de toutes les sonnettes d'alarme, tirées par les plus célèbres consultants ou les plus modestes blogs comme ici n'aura eu d'effet.
Le foot français est la risée de la planète, peut être même l'image de la France qui n'était pas bien folichonne.
Je ne peux plus défendre ces gens ni ce sport dont on me parle si souvent en termes peu élogieux. J'en ai entendu des "on parle trop de foot", ou "ils sont pourris par le pognon".
Force est de constater que je n'ai plus d'arguments face à ceux qui me disent ça aujourd'hui.
Que la France rate sa coupe du monde, ça relevait du sportif, ça pouvait se digérer.
Mais voir des guignols se couvrir de ridicule et se donner en spectacle de cette façon, c'est pitoyable.
On va nous en parler longtemps.
Dans l'épisode précédent, Nicolas, qui dispute sa première (et dernière) coupe du monde, est mauvais pendant plusieurs matches. Raymond, qui est mauvais sélectionneur depuis plusieurs années, le laisse quand même sur le terrain. Lorsqu'il lui fait enfin une réflexion, Nicolas lui conseille un rapport anal et estime que la maman de Raymond est une collègue de Zahia, une des amies intimes des joueurs de l'équipe.
Le lendemain, l'affaire est dans les journaux, trop heureux d'avoir enfin de la matière sur cette équipe qui refuse tout contact, et s'enferme dans son hôtel******. Du coup, Nicolas est exclu. Ah, donc ils lisent la presse ? Je croyais que non ?
Mais l'essentiel est ailleurs : qui a balancé ? ouhhhhhhhh le vilain ; "il y a un traître parmi nous !" hurle Patrice, capitaine tiré au sort parmi ceux qui arrivent à aligner une phrase avec verbe + sujet + complément.
Oui, le vrai problème, c'est celui qui a parlé. En fait, personne ne se rend compte que tout le monde a parlé. Ceux qui ont raconté l'anecdote par téléphone à leur mac (pardon à leur agent), ou à l'une de leurs femmes, et ensuite, ça met 1min30 à arriver dans une rédaction.
Nicolas part à l'aéroport avec un casque, des lunettes de soleil Gucci, une capuche sur la tête un chewing-gum et un sourire grand comme ça.
Il s'en bat les couilles, Nicolas. ça se voyait remarquez.
Mais l'année prochaine, il aura encore son contrat à Chelsea de 6 ou 7 millions € net la saison.
Nicolas est un petit branleur.
A téléfoot, Franck prends la parole. Il dit "qu'il a honte pour les français qui z'aiment le foot". Dont acte. Les français ont honte pour lui.
L'après midi, à l'entraînement, Patrice, le capitaine et Robert, le prédarateur physique, sont à deux doigts de se foutre sur la gueule. Raymond les sépare. Les joueurs ne veulent pas s'entrainer.
Ça les fait chier. Faut courir. Pis Nicolas n'est plus là, c'est pas juste. Il a pas dit "sale fils de pute"en plus. Il a juste dit "fils de pute".
Robert jette son chronomètre. Pas grave. Un habitant des townships de le récupérera pour savoir combien de temps il reste avant qu'il puisse se payer un billet pour un match.
Les joueurs retournent dans le bus.
Assistant à la scène, Jean-Pierre ne fait rien. Rien du tout. C'est dommage. Il est quand même président de la fédération Jean Pierre. Mais comme il est presque sénile, comme ses collègues du bureau fédéral, il faut le pardonner.
Et puis il veut pas démissionner. Il ne voit pourquoi il le ferait. Il est président, merde.
Jean Louis, lui, pète un câble et se barre les larmes aux yeux, en disant qu'il démissionne. Bon, il est quand même directeur général de la fédé, ça la fout mal.
Patrice et ses copains écrivent une lettre. Enfin, on leur écrit une lettre, parce que y'a des mots compliqués comme "inhérent" dedans ; donc c'est pas écrit par des joueurs. Enfin, ceux qui sont d'accord.
Parce que il y en a bien qui veulent s'entraîner car il reste un match à jouer, et qu'il peut, on ne sait jamais, permettre à la France de se qualifier pour les 1/8è de finale. Et puis finalement, il l'a bien méritée son exclusion, Anelka.
Mais bon ceux là ferment leur gueule, parce que ceux qui ne veulent pas s'entraîner vont leur défoncer la tronche sinon.
Patrice le capitaine donne la lettre au responsable de la communication pour qu'il la lise aux journalistes. Mais lui la donne à Raymond.
Raymond, humilié, lit donc la lettre devant la presse. Une lettre qui dit que lui et les gens du staff peuvent aller se faire foutre avec leur entraînement.
Raymond il est au bout du rouleau. Il se rend compte qu'il est seul. Les joueurs ne le respectent pas. Les gens de la fédé lui ont mis Laurent Blanc dans les pattes, pour se dédouaner de l'avoir maintenu en poste après un Euro 2008 calamiteux.
Les journalistes le détestent. Au début il trouvait ça rigolo, mais maintenant ça lui pèse car, en plus, les politiques vont s'en mêler, eux qui retournent leur veste plus vite que Ronaldo fait un passement de jambe.
D'ailleurs, Nicolas a appelé Roselyne pour lui dire d'aller voir cette bande de voyous et de leur dire qu'il est pas content, Nicolas. Il déteste se faire chambrer par les autres chefs d'états sur l'équipe de France. Si ça continue il va ressortir le kärcher.
Et dire qu'il y en a encore pour croire à une qualification demain soir. "Au moins sortir la tête haute" qu'ils disent. Mais c'est foutu. Une défaite de plus demain soir ? C'est fort possible.
Pendant ce temps, Benjamin, Kevin et Aziz regardent leur aînés comme on regarde des stars.
Ils trouvent qu'ils "assurent grave" avec leurs super 4x4 et leur sapes trop mode.
Ils les voient bafouer le maillot bleu avec un coq et une étoile au-dessus. Eux aussi, ils veulent le porter un jour ce maillot.
Benjamin, Kevin et Aziz ont 12 ans, et vont à l'école du foot de leur quartier.
Leurs éducateurs sont bien dans la merde.
17 juin 2010
Des Aztèques saignants (ou chronique d'une mort annoncée)
Mexique 2 France 0.
La logique implacable de ce qu'on a vu depuis l'Euro 2008 a frappé. Encore.
Je plains ceux qui croyaient au miracle, que les matches de préparation n'étaient qu'une anicroche, la qualification contre l'Irlande une péripétie.
Cette fois, on sait.
1 - Domenech.
Sincèrement, je le plains.
Il va falloir qu'il se blinde car ce qu'il a entendu depuis des années va devenir un lynchage médiatique. Pendant des années il va traîner ça comme un boulet. Oubliée la finale 2006, quoiqu'il arrive maintenant (à part un miracle que j'évoque plus loin), il sera le plus gros looser de l'histoire des sélectionneurs. Injuste ? Là n'est pas la question.
La question, elle est là :
Quand tu te comportes de façon méprisante et hautaine, il vaut mieux gagner.
Mohammed Ali était imbu de lui même, méritait des claques, mais mettait tout le monde d'accord sur sa classe.
José Mourinho s'est fait détesté par les fans en Angleterre, par les journalistes et collègues entraîneurs en Italie, mais est un entraîneur hors pair et a été champion d'Europe avec Porto et l'Inter, et roi d'Angleterre avec chelsea.
Quand Raymond Domenech répond aux questions par :
"le terrain ? il sera rectangulaire avec des lignes et l'herbe verte"
"l'équipe ? ce que je peux vous dire, c'est qu'on sera 11 et eux aussi"
"les joueurs ? il y en a 23 et tous peuvent jouer",
il vaut mieux gagner après. Sinon, aïe aïe aïe.
Quand on dit après des matches moisis "j'ai vu des actions intéressantes, on a fait des bonnes choses", alors qu'on a été mauvais, c'est au mieux une provocation, au pire de l'incompétence.
Si tu es tout ça, si tu dis tout ça mais que tu gagnes, alors on dira "le mec il est malin !", et on s'amusera de tes bons mots, on dira "c'est un personnage !"
Si tu perds...tu seras un sale con.
2 - Les joueurs.
Avant ce match, j'ai peu parlé tactique sur ce blog, alors que j'adore ça.
J'ai parlé d'envie (voir "l'envie d'avoir envie"), d'état d'esprit (voir "Génération nan nan"), car je sentais que c'était la chose la plus flagrante qui manquait chez les joueurs français. J'ai senti l'urgence.
Cette équipe n'en est pas une.
Le Mexique oui. Et l'Allemagne. Et le Chili. Et la Corée du sud. La France non.
C'est la pire équipe que j'ai vu jouer.
Les Danois sont faibles, les Grecs limités, le Nigeria naïf.
Mais la France fait honte. Car elle a des joueurs, mais pas d'équipe.
Pour la première fois depuis que je suis petit et que je regardais avec mon père les bleus, je n'ai pas depuis le 11 juin cette boule au ventre quand la France joue. Le Stress. Peut être parce que je le sentais mal. Peut être parce que je n'ai pas vraiment envie que ces gars là gagnent.
Je ne supporte plus la nonchalance, les états d'âme, les "moi je veux jouer là", les "lui je l'aime pas" etc...
Je n'arrive pas à chasser cette sensation que s'ils perdent, ben c'est pas grave car ils iront en vacances à St Trop' avec des top models, puis retourneront dans leur clubs toucher leur salaire mirobolant et pis voilà. Jusque là je les défendais contre cette idée reçue. Mais l'impression qu'ils donnent est celle là.
Une exception sur ce match : Florent Malouda. Lui a été bon dans l'envie, et a essayé quelque chose.
Rien chez les autres. Et un paquet de questions :
-Comment peut on garder Anelka et Govou titulaires alors que ça fait 4 ou 5 matches que ça ne marche pas ?
- Gallas il a mal où ?
- Ribery il joue où? Ne peut-on lui acheter un ballon pour les vacances ? comme ça il ne sera pas obligé de faire des passes...il joué 37 ballons (une misère pour un soi-disant meneur de jeu), et en a perdu...28 !
- On attaque comment ? une demi occasion dans le match, 7 ou 8 aux mexicains...
- on défend comment ? la ligne des hors jeu, ça se travaille...
- Les coup francs, la consigne c'était de tous les cravater ? à ce point là c'est ignoble et hallucinant.
etc.......
3 - Le Miracle.
Les bleus ne sont pas éliminés. Eeeeeet non.
En 1976, Adriano Panatta a sauvé une balle de match au 1er tour de Roland Garros, par une volée boisée pourrie qui a tapé le filet avant de lui donner le point. 15 jours plus tard, il soulevait le trophée sur le central.
C'est tout le mal qu'on souhaite aux français, mais comment dire...j'en doute.
le classement :
1 Uruguay 4 pts
2 Mexique 4 pts
3 France 1pt
4 Afsud 1pt
1er scenario, le plus probable : L'Uruguay et le Mexique, dans leur confrontation à venir, s'entendent et ne s'attaquent pas. Match nul, donc 1pt chacune, résultat 5 pt pour les deux en tout et les deux sont qualifiées. Le France dans l'avion. Basta.
2è scénario : le Mexicains savent qu'il y a de fortes chances pour que le 2è du groupe rencontre l'Argentine en 1/8è de finales, si elle termine 1ère du groupe B (c'est parti pour).
Il veulent l'éviter et font tout pour battre l'Uruguay : le match s'anime et il y a un vainqueur.
Donc un vaincu qui reste à 4pts.
Alors la France peut se qualifier si elle met une branlée à l'Afsud : 4-0, ou 3-0, ça dépend du score de l'autre match, je ne rentrerai pas dans les calculs, mais elle aura 4 pts aussi et ça se jouera à la différence de buts (marqués / encaissés)
Le plus improbable dans ce scénario n°2, ce n'est pas que les deux autres ne s'entendent pas ; c'est que la France gagne par 3 ou 4 buts d'écart.
Car cela implique qu'il faudrait marquer des buts. Et on a perdu le mode d'emploi.
-3è scénario (le pire)
Il y a un vainqueur entre l'Uruguay et le Mexique, mais la France n'en profite pas car elle ne bat pas les sud-africains.
Ce serait peut-être l'ultime humiliation: savoir que malgré tout, les français ont eu leur destin en main et n'ont pas su en profiter.
La logique implacable de ce qu'on a vu depuis l'Euro 2008 a frappé. Encore.
Je plains ceux qui croyaient au miracle, que les matches de préparation n'étaient qu'une anicroche, la qualification contre l'Irlande une péripétie.
Cette fois, on sait.
1 - Domenech.
Sincèrement, je le plains.
Il va falloir qu'il se blinde car ce qu'il a entendu depuis des années va devenir un lynchage médiatique. Pendant des années il va traîner ça comme un boulet. Oubliée la finale 2006, quoiqu'il arrive maintenant (à part un miracle que j'évoque plus loin), il sera le plus gros looser de l'histoire des sélectionneurs. Injuste ? Là n'est pas la question.
La question, elle est là :
Quand tu te comportes de façon méprisante et hautaine, il vaut mieux gagner.
Mohammed Ali était imbu de lui même, méritait des claques, mais mettait tout le monde d'accord sur sa classe.
José Mourinho s'est fait détesté par les fans en Angleterre, par les journalistes et collègues entraîneurs en Italie, mais est un entraîneur hors pair et a été champion d'Europe avec Porto et l'Inter, et roi d'Angleterre avec chelsea.
Quand Raymond Domenech répond aux questions par :
"le terrain ? il sera rectangulaire avec des lignes et l'herbe verte"
"l'équipe ? ce que je peux vous dire, c'est qu'on sera 11 et eux aussi"
"les joueurs ? il y en a 23 et tous peuvent jouer",
il vaut mieux gagner après. Sinon, aïe aïe aïe.
Quand on dit après des matches moisis "j'ai vu des actions intéressantes, on a fait des bonnes choses", alors qu'on a été mauvais, c'est au mieux une provocation, au pire de l'incompétence.
Si tu es tout ça, si tu dis tout ça mais que tu gagnes, alors on dira "le mec il est malin !", et on s'amusera de tes bons mots, on dira "c'est un personnage !"
Si tu perds...tu seras un sale con.
2 - Les joueurs.
Avant ce match, j'ai peu parlé tactique sur ce blog, alors que j'adore ça.
J'ai parlé d'envie (voir "l'envie d'avoir envie"), d'état d'esprit (voir "Génération nan nan"), car je sentais que c'était la chose la plus flagrante qui manquait chez les joueurs français. J'ai senti l'urgence.
Cette équipe n'en est pas une.
Le Mexique oui. Et l'Allemagne. Et le Chili. Et la Corée du sud. La France non.
C'est la pire équipe que j'ai vu jouer.
Les Danois sont faibles, les Grecs limités, le Nigeria naïf.
Mais la France fait honte. Car elle a des joueurs, mais pas d'équipe.
Pour la première fois depuis que je suis petit et que je regardais avec mon père les bleus, je n'ai pas depuis le 11 juin cette boule au ventre quand la France joue. Le Stress. Peut être parce que je le sentais mal. Peut être parce que je n'ai pas vraiment envie que ces gars là gagnent.
Je ne supporte plus la nonchalance, les états d'âme, les "moi je veux jouer là", les "lui je l'aime pas" etc...
Je n'arrive pas à chasser cette sensation que s'ils perdent, ben c'est pas grave car ils iront en vacances à St Trop' avec des top models, puis retourneront dans leur clubs toucher leur salaire mirobolant et pis voilà. Jusque là je les défendais contre cette idée reçue. Mais l'impression qu'ils donnent est celle là.
Une exception sur ce match : Florent Malouda. Lui a été bon dans l'envie, et a essayé quelque chose.
Rien chez les autres. Et un paquet de questions :
-Comment peut on garder Anelka et Govou titulaires alors que ça fait 4 ou 5 matches que ça ne marche pas ?
- Gallas il a mal où ?
- Ribery il joue où? Ne peut-on lui acheter un ballon pour les vacances ? comme ça il ne sera pas obligé de faire des passes...il joué 37 ballons (une misère pour un soi-disant meneur de jeu), et en a perdu...28 !
- On attaque comment ? une demi occasion dans le match, 7 ou 8 aux mexicains...
- on défend comment ? la ligne des hors jeu, ça se travaille...
- Les coup francs, la consigne c'était de tous les cravater ? à ce point là c'est ignoble et hallucinant.
etc.......
3 - Le Miracle.
Les bleus ne sont pas éliminés. Eeeeeet non.
En 1976, Adriano Panatta a sauvé une balle de match au 1er tour de Roland Garros, par une volée boisée pourrie qui a tapé le filet avant de lui donner le point. 15 jours plus tard, il soulevait le trophée sur le central.
C'est tout le mal qu'on souhaite aux français, mais comment dire...j'en doute.
le classement :
1 Uruguay 4 pts
2 Mexique 4 pts
3 France 1pt
4 Afsud 1pt
1er scenario, le plus probable : L'Uruguay et le Mexique, dans leur confrontation à venir, s'entendent et ne s'attaquent pas. Match nul, donc 1pt chacune, résultat 5 pt pour les deux en tout et les deux sont qualifiées. Le France dans l'avion. Basta.
2è scénario : le Mexicains savent qu'il y a de fortes chances pour que le 2è du groupe rencontre l'Argentine en 1/8è de finales, si elle termine 1ère du groupe B (c'est parti pour).
Il veulent l'éviter et font tout pour battre l'Uruguay : le match s'anime et il y a un vainqueur.
Donc un vaincu qui reste à 4pts.
Alors la France peut se qualifier si elle met une branlée à l'Afsud : 4-0, ou 3-0, ça dépend du score de l'autre match, je ne rentrerai pas dans les calculs, mais elle aura 4 pts aussi et ça se jouera à la différence de buts (marqués / encaissés)
Le plus improbable dans ce scénario n°2, ce n'est pas que les deux autres ne s'entendent pas ; c'est que la France gagne par 3 ou 4 buts d'écart.
Car cela implique qu'il faudrait marquer des buts. Et on a perdu le mode d'emploi.
-3è scénario (le pire)
Il y a un vainqueur entre l'Uruguay et le Mexique, mais la France n'en profite pas car elle ne bat pas les sud-africains.
Ce serait peut-être l'ultime humiliation: savoir que malgré tout, les français ont eu leur destin en main et n'ont pas su en profiter.
Un pied de nez qui concrétiserait la chronique d'une mort annoncée.
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